La parfaite évasion : Comment ma femme m’a rendu fou

Je traverse le Styx et j’emporte : un tube de dentifrice (pour le fun)…

Tout d’abord, un grand merci aux éditions Denoël pour m’avoir permis cette chouette découverte.

Comment ma femme m’a rendu fou, c’est l’histoire de Désiré Cordier, un retraité, qui décide, comme par caprice, de se faire passer pour un sénile afin d’être placé dans un home, loin de sa femme, espèce de tyran des temps modernes.

Tout au long du livre, on passe du présent au passé, puisque dans sa maison de retraite où il feint la maladie d’Alzheimer, Désiré a tout le temps de réfléchir, autant à ses futures actions pour rester dans son personnage qu’à sa vie passée et qu’il ne reverra plus.

L’écriture de Verhulst, auteur que je ne connaissais pas du tout, est très vivante grâce justement à ce jeu d’allers retours. De plus, il dépeint des scènes croustillantes ainsi que des personnages très vraisemblables. Je voudrais d’ailleurs accorder ma palme spéciale pour le personnage de Monik, la femme de Désiré, qui est un tyran avec son époux, semble effrayée par la « maladie » de ce dernier, mais en réalité, l’est plus par l’image qu’elle va renvoyer suite à cela. Les scènes où Désiré se joue d’elle, feint de ne pas la reconnaître ou autre sont juste hilarantes.

J’ai également aimé ce « refrain » qui revient régulièrement au fil des épisodes et qui résume en quelque sorte les éléments que l’on a pu voir auparavant et parfois donne un aperçu de ce qu’il va arriver.

Cela dit, il y a quelque chose dans le personnage de Désiré que j’ai trouvé un peu malsain, surtout dans sa façon d’agir, mais finalement, l’écriture m’a permis d’oublier qu’il s’agissait d’un vieux cynique qui profite de la crédulité de tout son entourage pour monter cette arnaque.

En conclusion, c’est un roman très plaisant qui m’a permis de passer un bon moment.

Comment ma femme m’a rendu fou, Dimitri Verhulst
Traduit du néerlandais par Danielle Losman
Editions Denoël, 2015
142 pages, 14,90€
ISBN : 9782207117811

Publicités