Le temps d’un week-end : Sous les couvertures

La nuit était tombée sur la rue commerçante.


J’ai reçu ce livre par le biais des Matchs de la Rentrée Littéraire organisés par Price Minister que je remercie pour cette jolie découverte que je n’aurais jamais faite sans cela.

Sous les couvertures, c’est l’histoire d’une révolution de papier, enfin, pour être plus exacte, une révolution menée le temps d’un week-end par des livres menacés du pilon. Leur objectif, prendre la place des best-sellers sur la table des mises en avant de la librairie.

Le temps de ce week-end, on passe des livres au libraire en passant par l’apprentie et les auteurs des révolutionnaires, évoluant tous au sein de leurs sphères.

Si les chapitres se concentrant sur les livres sont vraiment bien tournés, sans jamais citer d’auteur, mais des catégories de livres, j’ai trouvé que globalement, le livre manquait d’espoir. En effet, on y trouve beaucoup de réflexions intéressantes sur le monde du livre en général, mais la plupart sont défaitistes au possible, laissant penser qu’aucune solution ne peut être trouvée afin de faire revenir les gens dans les librairies et au plaisir de la lecture de livres qui ne sont pas des best-sellers.

Cependant, la note finale est plus positive, elle laisse entrevoir un rayon d’espoir, ténu, mais bien présent.

Finalement, j’ai fait une jolie découverte, originale, et, qui mériterait d’être plus connue et diffusée.

La révolution va-t-elle se mettre en marche ?

Pour vous procurer ce livre :
Sous les couvertures, Bertrand Guillot
Editions Rue Fromentin, 2014
16 €
ISBN : 9782919547326

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Sculpture italienne : Noces de cire

Il arriva un jour de novembre ; un vent froid balayait les champs gorgés d’eau.


Tout d’abord, merci beaucoup aux éditions Denoël pour ce partenariat et cette découverte qui m’a déconcertée.

Le livre est composé de 3 parties, la première et la dernière sont racontées par Marguerite-Louise d’Orléans, Révérende-Mère d’un couvent, et épouse de Cosme III de Toscane, on est en 1701. Elle reçoit la visite de Zummo, un sculpteur italien qui a été protégé par son époux pendant un temps. La deuxième partie contient le récit des aventures de Zummo, contées par lui-même, avant de revenir dans la dernière partie sur Marguerite-Louise d’Orléans.

Si les première et troisième parties sont courtes, la deuxième quant à elle est très longue et surtout n’est pas coupée en chapitres, il faut donc être vraiment concentré pour suivre, d’autant qu’il y a pas mal de personnages qui ont parfois des noms assez proches, il ne s’agirait pas de les confondre.

L’histoire, quant à elle est à mon goût un peu longue à se mettre en place, cela dit, elle est prenante, on veut en apprendre plus sur les personnages, leur histoire, leurs relations, les liens éventuels, et surtout, on veut voir la statue et pourquoi pas savoir qui est la femme. De plus, on est plongé dans l’Histoire de l’Italie d’avant les Lumières, il y a beaucoup de références historiques, notamment concernant les dirigeants et les évènements historiques et géographiques.

Quant à l’écriture, elle est très crue, mais en même temps, poétique. Zummo, le narrateur principal, est un artiste, il a une vision du monde qui est basée sur les sensations (bonnes ou mauvaises). D’un autre côté, il sculpte des corps malades, en décomposition, il a donc une vision médicale du corps et le vocabulaire entourant son activité se passe de fioritures. Il faut dire aussi que l’époque n’est pas la moins violente, le vocabulaire porte aussi cette marque.

Finalement, malgré quelques petits côtés négatifs, j’ai trouvé ce livre très intéressant, beaucoup pour la qualité d’écriture, mais aussi pour le côté plongée dans l’Histoire italienne.

Pour vous procurer ce livre :
Noces de cire de Rupert Thomson
Editions Denoël, 2014
22,50€
ISBN : 9782207116982

Le Puits : étrange aventure

 – Impossible de sortir on dirait, dit-il. Puis il ajoute : Mais on sortira.


 

A peine sortie de ma lecture, je dois avouer que je reste perplexe.

En effet, j’ai beaucoup apprécié le style d’Ivan Repila, je l’ai trouvé très poétique, ce qui atténue la dureté du conte qu’il nous présente.

L’histoire maintenant, on est au fond d’un puits avec le Petit et le Grand, deux frères qui vraisemblablement revenaient de courses faites pour leur mère quand ils sont tombés dans ce trou en plein milieu de la forêt. Tombés ou poussés ? On se le demande tout au long de notre lecture. Pour eux, la vie va devoir se réorganiser, ils vont devoir survivre sans jamais toucher au sac de provisions destiné à leur mère. Le Grand établit une sorte de système dictatorial, il décide de tout, répartit les tâches et la nourriture. Dans ce huis-clos, on voit la descente aux enfers des garçons, leur lutte pour la vie et la raison.

Tout le récit est dur, la fin semble porteuse d’espoir, même si je ne l’ai pas vraiment comprise.

Finalement, j’ai trouvé ce livre très sombre et même limite dérangeant, ne sachant pas comment l’interpréter. Je n’arrive pas à réellement déterminer s’il m’a plu ou non. Peut-être que je n’étais pas dans la bonne période pour le lire, ou que si je m’y replonge dans quelques années, j’y serais plus réceptive…

En tous les cas, je remercie les éditions Denoël pour ce partenariat et cette découverte.

Pour vous procurer ce livre :
Le Puits d’Ivan Repila
Editions Denoël, 2014
11 €
ISBN : 9782207117682