En septembre, je compte mes pages

Bonjour,

Petit article pour vous présenter un challenge auquel je suis inscrite, le challenge Compte tes pages.

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Le principe est simple, en début de session (qui vont du 17 au 16 du mois suivant), on s’inscrit en se donnant un objectif de lecture pour le mois en cours.
Les paliers donnent, si on parvient à lire le nombre de pages estimé, des points pour la session.

Pour ma part, je me suis inscrite sur le palier Lecteur à ses heures perdues à 3 pts et pour lequel je dois lire entre 701 et 1200 pages. Je posterai régulièrement des points de mon avancée en dessous de cet article.

Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez vous rendre ici, sur la conversation concernant le challenge sur Livraddict.

Mon avancée : 

Point final – William Lafleur

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Ce matin, je suis mort.

Point final, ça a d’abord été un blog, le blog d’un « homme mort », du moins, un homme qui a décidé de se faire passer pour mort afin d’observer ce que sa famille pouvait ressentir pour lui et comment ils allaient gérer leur perte.

Point final a ensuite été un livre, autoédité d’abord, puis édité dans une grande maison d’édition, ayant repéré la qualité du texte.

Je remercie tout de suite William Lafleur (aka Monsieur le Prof) et les éditions Michel Lafon qui m’ont fait parvenir ce livre et m’ont permis de le découvrir. Cela faisait un moment que l’auteur en parlait et que j’attendais de pouvoir le lire.

Et je dois avouer que je n’ai pas été déçue. Au premier abord, j’avais oublié que le texte était tiré d’un blog. L’histoire paraissait déjà relativement glauque dans le principe mais prendre conscience que des internautes ont pu lire jour après jour la « vraie fausse » histoire de cet homme donne une atmosphère encore plus particulière au livre. Même en connaissant la vérité, on a l’impression d’être des voyeurs, suivant le deuil de la famille du narrateur.

L’écriture est très poétique et laisse transparaître les sentiments profonds du narrateur qui s’en veut de faire subir ça à sa famille tout en se délectant de ce qu’il voit. Des sentiments ambigus mais forts. Et le twist final donne une tout autre résonance au texte entier.

En postface, on trouvera également des commentaires des fameux internautes qui ont lu le blog au jour le jour, ce qui ajoute un peu à l’ambiance du livre et surtout, montre le pouvoir d’attraction d’un tel texte.

Un très bon premier roman en somme où l’auteur se dévoile à travers son écriture. J’ai beaucoup apprécié cette lecture et j’ai hâte de pouvoir lire un autre texte.

Bonne lecture !

Pour vous procurer ce livre :
Point final, William Lafleur
Editions Michel Lafon, 2016
171 p., 14,95€
ISBN : 9782749929514

 

The book of Ivy – Amy Engel

De nos jours plus personne ne porte de robe blanche à son mariage.

couv73233627Comme j’ai enchaîné les deux tomes, je vais vous donner mon avis garanti sans spoiler, sur la saga complète.

The Book of Ivy est une dystopie comme on en voit beaucoup dans les rayons jeunesse de nos librairies. On se retrouve dans la ville de Westfall, ville-pays, puisque seul endroit encore sûr et habité après une grande guerre nucléaire qui a détruit notre société. La ville est coupée en deux : les plus aisés d’un côté et les plus pauvres de l’autre. Tout ce petit monde est dirigé par le Président Lattimer. Deux fois par an, les jeunes sont mariés les uns aux autres, passant d’un côté ou de l’autre de la ville. Ces mariages arrangés sont obligatoires et s’y soustraire fait encourir le risque d’être expulsé de la ville et par conséquent, voué à la mort.

Dès le début du livre, Ivy, petite fille de l’ancien opposant aux Lattimer, est mariée à Bishop Lattimer. Vous l’aurez compris, le fils du Président. Elle va donc devoir s’adapter au mariage et à une personne qu’elle considère comme l’ennemie de sa famille.

Je n’irai pas plus loin pour le résumé du livre, parce qu’il mérite d’être lu et je ne voudrais pas vous spoiler.

J’aime beaucoup les dystopies, voir comment un auteur imagine l’évolution à long terme de notre société. Ici, pas de combats entre jeunes comme dans Hunger Games, mais des mariages forcés et une vie en ostracisme dans un petit périmètre. La société est divisée en deux grands ensembles. Les jeunes servent à contrôler la population puisqu’ils sont obligés d’épouser un pair issu de l’autre côté de la ville.

Les deux livres sont bien écrits, on est plongé au cœur de Westfall, dans le quotidien d’Ivy, l’histoire étant rédigée à la première personne du singulier. J’ai eu beaucoup de mal à lâcher les livres tant je voulais connaître la suite, c’est vous dire.

Seul défaut et encore. C’est un livre pour la jeunesse et ça se voit. L’utilisation des stéréotypes du genre fait que certaines parties de l’histoire sont facilement prévisibles et ce, quasiment dès le début du premier livre. Bon, après, c’est parce que je lis beaucoup de jeunesse et à force j’ai fini par garder quelques schémas narratifs en tête. Mais ce petit défaut n’empêche pas de savourer l’histoire et d’avoir encore des surprises au fil des pages, rassurez-vous.

Il me semble avoir tout dit sur cette saga, j’espère vous avoir donné envie de la lire, parce que si vous appréciez la dystopie, vous pourriez aimer ce livre.

N’hésitez pas à me dire ce que vous avez pensé du livre si vous l’avez déjà lu.

Bonne lecture !

Pour vous procurer le tome 1 :
The Book of Ivy, Amy Engel
Editions Lumen, 2015
342 pages, 15€
ISBN : 9782371020351

Road-trip émouvant : Jamais deux sans toi

Ed Nicholls buvait un café en compagnie de Ronan dans la salle des graphistes lorsque Sidney entra.

Tout d’abord, je voudrais vous prévenir : j’ai fini ce livre il y a plus d’un mois. Je n’ai pas pu écrire ma critique plus tôt par gros manque de temps, mais du coup, l’histoire n’est plus très fraîche dans mon esprit, même si je n’ai pas lu grand-chose depuis.

J’ai lu ce livre pour le Challenge des Filles de Mrs Bennet, pour la consigne du mois de septembre. En même temps, une lecture commune était organisée sur Livraddict, donc ça faisait deux occasions, même si au final, ma publication tardive m’a fait manquer les deux…

J’ai beaucoup aimé ce roman. Ce n’est pas spécialement le genre que je lis régulièrement même si ça m’arrive (pendant les vacances surtout), c’est d’ailleurs pour cela que je me suis inscrite au Challenge, pour découvrir de la romance. Et pour le coup, je ne suis pas déçue.

Jess, maman de deux enfants est abandonnée par son conjoint, pris d’une soudaine dépression qui l’empêche de faire quoi que ce soit et est parti se ressourcer. Au quotidien, elle doit gérer les finances, son double emploi de femme de ménage et serveuse de bar et ses enfants Tanzie, petite fille surdouée des maths et Nicky, adolescent marginalisé dans le quartier et persécuté par ceux de son âge. Un jour, une opportunité se présente pour Tanzie d’entrer dans une école privée grâce à une bourse d’étude couplée au prix d’un concours de maths que Tanzie, selon son professeur, est parfaitement capable de gagner. Cependant, le concours se déroule à l’autre bout du pays et Jess ne peut financer le voyage.

C’est là qu’intervient Ed Nicholls, homme d’affaires poursuivi pour délit d’initié et qui, comme pour se racheter une conscience, accepte d’emmener la petite famille – et leur chien, Norman – au concours.

Voilà le début du road-trip qui alterne les points de vue des personnages, et surtout ceux de Jess et Ed qui vont se rapprocher au fil du temps.

Ce roman est très émouvant je trouve et finalement, semble donner une morale : quand on est au fond du gouffre, on ne peut que remonter. J’avoue aussi qu’il m’a mis les larmes aux yeux à certains moments.

De plus, je ne connaissais pas du tout cet auteur et maintenant, j’ai très envie de découvrir ses autres romans, s’ils sont tous comme celui-ci, ça ne peut que me plaire😉

Je n’en dirai pas plus parce que je ne suis plus trop sûre de moi.

Bonne lecture !

Pour vous procurer ce livre :
Jamais deux sans toi, Jojo Moyes
Editions Milady, 2015
399 pages, 7,90€
ISBN : 9782811214951

C’est Lundi que lisez-vous ? #13

Rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? byOne Person’s Journey Through a World of Books. Repris ensuite par Galleane pour ce qui est du recensement des participants.

Le principe est simple, chaque semaine, il s’agit de dire ce qu’on a lu la semaine passée, ce qu’on lit et ce qu’on prévoit de lire dans la semaine.

La semaine dernière, je n’ai pas pu publier mon C’est Lundi. Du coup, aujourd’hui, je reviens avec mes deux dernières semaines de lecture. Cela dit, comme j’ai fini un livre par semaine, au final, ça ne vous fera pas trop de lecture🙂

Ce que j’ai lu la semaine passée

J’ai eu un vrai coup de coeur pour ce livre. Mais pour mon avis détaillé, il faudra attendre le 30 septembre puisque c’est une LC.

Fini ce week-end. Et vous pouvez d’ores et déjà retrouver ma critique ici.

Ce que je lis en ce moment

Je ne l’ai pas avancé de la semaine, donc, j’en suis toujours à 69 pages sur 331.

Je l’ai ouvert hier soir, mais n’ai lu que 2 pages avant de m’endormir. Autant dire, en cours, mais tout juste !😀

C’est une relecture, j’en suis à 194 pages sur 216.

Ce que je vais lire cette semaine

Pour l’instant, aucune idée de la lecture suivante. Déjà, faut que je finisse mes lectures en cours🙂

Bonne semaine !

Un pan d’histoire : Moi, Amélie dernière Reine de Portugal

Ecrire. Ecrire pour ne pas crier

Merci aux Editions Denoël pour cette découverte.

Moi, Amélie est le premier livre de Stéphane Bern. Il a été réédité cette année chez Denoël.

Ce sont des mémoires romancées. Dans le sens où ce n’est pas écrit de la main de Marie-Amélie d’Orléans, reine de Portugal, mais Stéphane Bern s’est inspiré de sa vie, de ses journaux et de ses correspondances pour rendre ce document le plus vraisemblable possible, et le plus précis historiquement parlant. Mais on parle d’un livre de Monsieur Stéphane Bern, une pointure pour ce qui concerne l’histoire des têtes couronnées, donc la précision historique ne pouvait être qu’omniprésente.

J’ai beaucoup aimé l’écriture immersive de ce roman, on est censé se trouver dans des Mémoires rédigées a posteriori des événements, néanmoins on a l’impression d’être aux côtés de la Reine tout au long de sa vie, confidents invisibles de ses peines et de ses douleurs.

Bien évidemment, étant un roman historique, il faut être très concentré pour suivre et ne pas se perdre dans les lieux et les noms des contemporains de la Reine, ce qui explique le temps que j’ai mis à lire ce livre. Mais étant férue d’histoire, j’ai adoré approcher un thème que je n’ai jamais étudié en cours : la révolution portugaise et la fin de la royauté. De plus, je ne connaissais que de nom Marie-Amélie d’Orléans, en apprendre plus sur elle m’a beaucoup plu.

Si vous vous intéressez un tant soit peu à l’histoire européenne, la vie de Marie-Amélie ne peut que vous plaire puisqu’elle a traversé une bonne partie du XXème siècle, ses troubles politiques et les deux guerres mondiales. C’est donc un roman qui propose une écriture possible d’un témoignage au cœur de tous ces événements.

Bonne lecture !

Pour vous procurer ce livre :
Moi, Amélie dernière Reine de Portugal, Stéphane Bern
Editions Denoël, 2015
400 pages, 19,90€
ISBN : 9782207125342